Je vais vous décrire cette sensation, ce bonheur qu'on a lorsque l'on est à cheval, certain la connaissent déjà d'autre pas encore et ne la connaitront peut être jamais, mais sa, c'est une sensation magnifique, la plus belle à mes yeux, mon plus beau souvenir ? Ma première fois à cheval. Quand vous êtes à cheval, le temps n'existe plus, l'espace n'a plus de limite, l'univers tout entier n'a plus de secret. En se faisant cavalier, l'humain et si vulnérable. Avec la vitesse, les yeux pleins de larmes ne voient presque plus rien, notre c½ur bat à 100 à l'heure, une envie de vitesse de liberté, au galop, on veut que cela dure des heures, on a envie de crier, de hurler de bonheur, de joie, d'excitation. Seul notre cerveau nous ramène par instant la réalité : Si une chute survient là maintenant, c'est peut être bien la mort qui ramassera notre corps désarticulé. Mais qu'importe je veux bien aller jusqu'en enfer si c'est sur le dos de ma cavale lancée au grand galop. Mais aussi, tu sait, c'est pas le fait qu'ils arrivent à te guérir de ta plus grande peine qui est hallucinant, ni le fait qu'ils peuvent porter plus de 3 fois leur propre poids, et encore moins le fait qu'ils aient aider à gagner un grand nombre des plus importantes batailles, ce qui est hallucinant c'est le fait qu'ils sont les seuls à réellement te comprendre sans même pouvoir prononcer ne serait-ce qu'un mot. On dit "le cheval est la plus grande conquête de l'homme", et si se serait plutôt "l'homme est la plus grande conquête du cheval", c'est eux qui nous ont conquéri, l'amour qu'ils nous transmettent est incroyable, pour mon cas le seul endroit ou j'aime aller quand sa va pas, le seul endroit ou je suis sure de trouver du réconfort c'est le club. Dès que l'on entre dans son box, on a envie d'y rester des heures, on est tellement bien la assis dans la paille, et lorsqu'on lui passe le licol autour de son nez, il commence a frémir. Il sait qu'après des heures d'attente, cloîtré dans ce petit espace, il va enfin pouvoir exprimer sa véritable nature, celle d'un animal taillé pour la course, la liberté, les grands espaces. Il sort vers le paddock en piaffant, se compactant comme on presserait un ressort, s'échauffant à minuscules foulées avant de libérer son mouvement. Il n'y tient plus, ne peut plus attendre. L'énergie accumulée pendant des heures se libère comme le flot déchaîné d'une rivière en crue. Il s'exprime par des vagues de galops effrénés, de ruades, de sauts de mouton, se dressant, ondulant, crins et sabots en tout sens. C'est sans doute là que le cheval est à nos yeux le plus beau, le plus impressionnant.